Vencimont

Vencimont

 

 

Son histoire, ses familles...

 

Après la publication du livre sur "Sart-Custinne Son Histoire - Ses Familles" en 2001, celui de "Gedinne Malvoisin Patignies Histoire et Familles" en 2002, "Rienne son Histoire - Ses Familles" en 2003, nous sommes heureux de vous présenter l'histoire de Vencimont et de ses familles. Si Sart-Custinne avec Gedinne, Malvoisin et Patignies formaient depuis 1297 un appendice de Bouillon, principauté de Liège, le village de Rienne quant à lui, a continué de faire partie de la prévôté d' Orchimont, province de Luxembourg. Vencimont, terre de l'Abbaye de Florennes, dont le seigneur de Florennes en avait l'avouerie, était tant par le fonds que par l'avouerie une terre liégeoise.

 

Les références de la vie courante pouvaient être différentes sous l'ancien régime*. A Vencimont tout comme à Sart-Custinne, Gedinne, Malvoisin et Patignies, la mesure de quantité de grains s'appelait muid*, elle avait une valeur de six rez alors qu'à Rienne elle portait le nom de maldre ou malder pour la même quantité. Pour le poids, l'on parlait de livre mais cette livre pouvait avoir quatorze, seize, dix-huit ou vingt-quatre onces ; sachant que l'once était de 30,75 grammes, le poids réel de la livre pouvait varié dans une fourchette de 430 à 738 grammes. Pour les mesures de longueur l'unité était la perche, alors qu'à Rienne on utilisait la verge, il en va de même pour un arpent (superficie) à Sart et à Gedinne, qui était un journal à Rienne, et un bonnier à Vencimont.

Vous ajoutez à ceci l'utilisation des écus de France, de Brabant, de Liège ou de Luxembourg qui valaient entre deux et quatre florins ; on utilisait également la livre française qui valait environ un florin ; le patagon qui valait quatre florins ; le sol qui comme le sou se calcule en vingtième, vous aurez un avant goût des difficultés de l'époque.

Nous allons donc vous présenter l'histoire de Vencimont et de ses familles dans un format similaire à celui que nous avons utilisé pour les livres précédents, cette façon de faire est peu commune mais elle nous semble la meilleure pour des recherches futures de nos lecteurs.

 

Nous publions quantité de textes originaux et pour transmettre à nos lecteurs la saveur du passé, nous les reproduisons tels qu'ils ont été transcrits à l'époque ; pour les différencier nous les avons placés entre « guillemets ». Dans l'étude des seigneurs de Vencimont, nous utilisons quelques abréviations pour renseigner les dates : cir = environ, cette date peut varier de plus ou moins 30 ans. abt = est une date calculée, donc : très proche de la vérité. Dans ce document, nous ne décrivons pas la situation politique du canton de Gedinne depuis la révolution française jusque 1830, date de l'indépendance de la Belgique, les lecteurs intéressés peuvent trouver ces informations dans le livre consacré à Sart-Custinne.

 

Pour une plus grande compréhension de la suite généalogique des seigneurs de Vencimont, et pour mieux les situer dans le temps, lorsque les dates étaient inconnues, nous avons utilisé comme date de naissance, le premier acte connu dans lequel ce personnage était repris et, pour la date de décès le dernier acte connu. Nous avons également ajouté en début du chapitre, sur une seule page, une synthèse des seigneurs de Vencimont qui furent les détenteurs de l'avouerie.

A l'issue de cette étude, nous pouvons affirmer que les habitants de Vencimont comme ceux des cinq autres villages étudiés, étaient contrairement aux idées reçues, pour leur majorité lettrés. L'on parle d'éducation des enfants dans un acte de 1792 à Sart-Custinne, d'une école à Rienne en 1809, de la construction d'une école à Gedinne en 1825 et enfin du contrat pour l'engagement d'un instituteur à Vencimont en 1834.

Dans un acte de 1777, plus de 50 pour cent des chefs de ménage de Vencimont savent signer. Les communes payaient l'instituteur et les frais de scolarité pour les enfants pauvres qui étaient majoritaires dans les écoles.

 

* Antérieur à 1797.

 

* +/- 180 litres.

 

 

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