Willerzie

Willerzie

 

 

Son histoire, ses familles...

 

Après la publication du livre "Sart-Custinne Son Histoire – Ses Familles" en 2001, celui de "Gedinne Malvoisin Patignies Histoire et Familles" en 2002, "Rienne Son Histoire – Ses Familles" en 2003, "Vencimont Son Histoire – Ses Familles" en 2004, nous sommes heureux de vous présenter "Willerzie Son Histoire – Ses familles". Si Sart-Custinne avec Gedinne, Malvoisin et Patignies formaient depuis 1297 un appendice de Bouillon, principauté de Liège, le village de Rienne quant à lui, a continué de faire partie de la prévôté d'Orchimont, province de Luxembourg. Vencimont, terre de l'Abbaye de Florennes, dont le seigneur de Florennes en avait l'avouerie, était tant par le fonds que par l'avouerie une terre liégeoise. Willerzie fut pendant plusieurs années dans le giron de la même famille que Vencimont. En 1140, la séparation a eu lieu suite au mariage de Yolande de Rumigny avec Henri De Hierges, qui héritait de Vencimont.

 

 

Nous présentons l'histoire de Willerzie et de ses familles dans un format similaire à celui que nous avons utilisé pour les livres précédents, c'est-à-dire que nous publions quantité de textes originaux et pour transmettre à nos lecteurs la saveur du passé, nous les reproduisons tels qu'ils ont été transcrits à l'époque ; pour les différencier nous les avons placés entre « guillemets ». Dans l'étude des seigneurs de Willerzie, nous utilisons quelques abréviations pour renseigner les dates : cir = environ, cette date peut varier de plus ou moins 30 ans ; abt est une date calculée, donc : très proche de la vérité. Pour une plus grande compréhension de la suite généalogique des seigneurs de Willerzie, nous avons ajouté au début du chapitre, sur une seule page, une synthèse de l’évolution de la seigneurie de Willerzie

 

 

Les références de la vie courante pouvaient être différentes sous l'ancien régime*. A Vencimont tout comme à Sart-Custinne, Gedinne, Malvoisin et Patignies, la mesure de quantité de grains s'appelait muid**, elle avait une valeur de six rez alors qu'à Rienne et Willerzie elle portait le nom de maldre ou malder pour la même quantité. Pour le poids, l'on parlait de livre mais cette livre pouvait avoir quatorze, seize, dix-huit ou vingt-quatre onces ; sachant que l'once était de 30,75 grammes, le poids réel de la livre pouvait varier dans une fourchette de 430 à 738 grammes. Pour les mesures de longueur l'unité était la perche, alors qu'à Rienne et Willerzie, l’on utilisait la verge, il en va de même pour un arpent (superficie) à Sart et à Gedinne, qui était un journal à Rienne et à Willerzie, et un bonnier à Vencimont. Vous ajoutez à ceci l'utilisation des écus de France, de Brabant, de Liège ou de Luxembourg qui valaient entre deux et quatre florins ; on utilisait également la livre française qui valait environ un florin ; le patagon qui valait quatre florins ; le sol qui comme le sou se calculent en vingtième, vous aurez un avant goût des difficultés de l'époque.

 

 

A la révolution française, comme Willerzie avait un couvent des Carmes, nous transcrivons de nombreux documents de cette période pour le moins troublée où les églises et cimetières furent estimés pour être mis à la vente. A cause de l’incendie du village de Willerzie le 23 août 1914, la plupart des archives ont été brûlées avec les bâtiments communaux, ce qui a rendu notre tâche plus difficile et malheureusement incomplète..

 

A l'issue de cette étude, nous pouvons réaffirmer que les habitants de Willerzie comme ceux des six autres villages étudiés, étaient contrairement aux idées reçues, pour leur majorité lettrés. L'on parle d'éducation des enfants dans un acte de 1792 à Sart-Custinne, d'une école à Rienne en 1809, de la construction d'une école à Gedinne en 1825, une école recensée en 1830 à Willerzie et enfin du contrat pour l'engagement d'un instituteur à Vencimont en 1834. Pour le recensement de 1766 à Willerzie, 57,5 % des déclarations sont signées par les propriétaires. Dans un acte de 1777, plus de 50 pour cent des chefs de ménage de Vencimont savent signer. Les communes payaient l'instituteur et les frais de scolarité pour les enfants pauvres qui étaient majoritaires dans les écoles.

 

* Avant 1797.

 

** +/- 180 litres.

 

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